Dans un cabinet algérien, la salle d’attente se remplit de deux façons : les patients qui ont pris rendez-vous et ceux qui viennent « voir s’il y a de la place ». Les refuser fait perdre des patients ; les faire passer au hasard fait perdre patience à ceux qui avaient un rendez-vous.
Il n’y a pas de bonne réponse unique, mais il y a une méthode : décider à l’avance où va chacun, et rendre l’ordre de passage visible. Voici ce qui marche dans la plupart des cabinets.
1. Des plages, pas un choix
Plutôt que choisir entre rendez-vous et sans rendez-vous, découpez la journée. Par exemple : le matin sur rendez-vous, l’après-midi à l’ordre d’arrivée ; ou des créneaux de rendez-vous toutes les 30 minutes avec un créneau libre entre deux, pour absorber les patients sans rendez-vous.
L’important est que la règle soit la même chaque semaine, affichée à l’entrée et connue de la secrétaire. Elle se corrige après un mois, chiffres en main, pas au jour le jour.
2. Une durée par motif, pas une durée unique
Une première consultation, un contrôle et une lecture de résultats ne prennent pas le même temps. Un agenda où tout dure 20 minutes prend du retard dès 10 heures. Trois durées suffisent souvent : longue pour une première visite, courte pour un contrôle ou des résultats, moyenne pour le reste.
3. Le ticket remplace l’ordre de la salle
Quand chacun reçoit un numéro à son arrivée, la question « qui est avant moi ? » disparaît. Le numéro appelé s’affiche ou s’annonce ; les patients avec rendez-vous et ceux sans rendez-vous suivent chacun leur règle, connue de tous.
Les urgences passent avant, évidemment. Le dire calmement (« un enfant fébrile passe en priorité ») évite qu’une salle qui voit quelqu’un passer devant croie à un passe-droit.
4. Les absences
Un rendez-vous non honoré, c’est un créneau perdu pendant qu’un patient sans rendez-vous attend. Un appel ou un message de la secrétaire la veille réduit nettement les oublis, surtout pour les rendez-vous pris plusieurs semaines à l’avance.
Notez les absences dans l’agenda : un patient qui manque souvent peut être orienté vers les plages sans rendez-vous, et un créneau souvent manqué peut être légèrement surréservé.
5. Les demandes de rendez-vous en ligne
Un patient qui trouve votre cabinet sur internet veut pouvoir demander un rendez-vous sans appeler. Gardez la main : une demande en ligne arrive en attente, et le cabinet la confirme ou la refuse. Vous ne découvrez jamais à 9 heures un rendez-vous que personne n’a validé.
6. Mesurer une semaine, puis ajuster
Au bout d’une semaine ou deux, trois chiffres disent si l’organisation tient : le temps d’attente moyen, le nombre de patients sans rendez-vous par jour et le nombre d’absences. Si les patients sans rendez-vous débordent toujours l’après-midi, élargissez la plage ; si les rendez-vous du matin sont à moitié manqués, rappelez la veille.
Où Daaem intervient
Dans Daaem, l’agenda et la file d’attente sont reliés : un patient avec rendez-vous est pointé à son arrivée, un patient sans rendez-vous est enregistré en quelques secondes et reçoit un numéro de ticket, et l’écran de salle d’attente affiche le numéro appelé. L’agenda est gratuit.
Les demandes de rendez-vous faites depuis la fiche du cabinet dans l’annuaire Daaem arrivent en attente : votre équipe les confirme ou les refuse. Aucune commission n’est prélevée sur ces rendez-vous.
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