Dans un centre d’hémodialyse conventionné, ce n’est pas le patient qui règle la séance : c’est la caisse, sur la base de ce que le centre lui dépose. Autrement dit, ce qui rentre chaque mois dépend directement de la qualité du bordereau. Et un bordereau propre ne se prépare pas le dernier jour du mois : il se construit pendant le mois, puis se suit bien après le dépôt.
Cet article décrit une méthode de travail générale. Les pièces exactes à joindre, les délais et le format attendu sont fixés par la convention de votre centre et par votre agence CNAS ou CASNOS : en cas de doute, c’est elle qui fait foi.
1. Avant la fin du mois : vérifier les prises en charge
Chaque patient chronique est couvert par une prise en charge (PEC) délivrée pour une durée limitée, qu’il faut faire renouveler à temps. Une PEC qui expire en cours de mois sans renouvellement, c’est un risque de séances contestées au moment du règlement. Le bon réflexe : une liste des PEC qui arrivent à échéance dans les semaines à venir, revue chaque semaine — pas découverte au moment d’imprimer.
Vérifiez aussi le rattachement de chaque patient : CNAS (salariés), CASNOS (non-salariés) ou régime militaire. Un patient rattaché à la mauvaise caisse produit une ligne qui reviendra, et un règlement qui prend du retard.
2. Rapprocher les séances réalisées et les séances facturables
Le bordereau doit refléter les séances effectivement réalisées — ni plus, ni moins. Avant de le préparer, faites le tour des écarts : séances réalisées mais jamais saisies, séances annulées ou reportées, absences, patients de passage (qui relèvent d’un devis ou d’un encaissement, pas du bordereau de la caisse). Une séance réalisée et oubliée est une perte sèche ; une séance facturée à tort est un rejet, et parfois une suspicion sur tout le bordereau.
C’est l’étape où un registre papier montre ses limites : retrouver en fin de mois ce qui a été fait trois semaines plus tôt est long et peu fiable. Un suivi séance par séance, saisi au fil de l’eau, rend ce rapprochement presque immédiat.
3. Préparer le bordereau, caisse par caisse
Un bordereau par caisse et par période, appuyé sur des factures numérotées par patient : c’est ce qui permet ensuite de retrouver n’importe quelle ligne en quelques secondes. Joignez les pièces demandées par votre agence (le plus souvent liées à la prise en charge du patient) et gardez une copie complète de ce que vous déposez — c’est votre seule preuve du contenu exact du dépôt.
4. Le dépôt et le retour cacheté
Notez la date de dépôt et la personne qui l’a effectué. L’exemplaire qui vous revient cacheté par l’agence est la trace que le bordereau a bien été reçu : classez-le avec la copie du dépôt. Un bordereau dont le retour cacheté n’est jamais revenu doit être relancé tôt, avant que le mois suivant ne s’empile dessus.
5. Suivre le paiement jusqu’au bout
Un bordereau n’est terminé que lorsqu’il est payé. Tenez pour chacun un statut simple — préparé, déposé, retour cacheté, payé — et rapprochez chaque règlement reçu du bordereau qu’il solde. Sans ce suivi, les impayés anciens se diluent dans la trésorerie et ne sont jamais réclamés.
Ce que Daaem prend en charge — et ce qu’il ne fait pas
Dans Daaem, les forfaits CNAS, CASNOS et militaire et les prises en charge vivent sur le dossier du patient, avec des rappels de renouvellement. Les séances réalisées alimentent des factures numérotées par patient ; la liste des séances non facturées signale ce qui manque avant la clôture ; le bordereau s’imprime, puis Daaem suit le retour cacheté et le paiement.
Le dépôt, lui, reste papier : Daaem ne transmet rien électroniquement à la CNAS. Son rôle est de vous éviter la ressaisie, les oublis et les relances perdues — le plus simple est de le voir sur votre propre mois, en démonstration.
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